Voyage scolaire : le Canal du Midi en Péniche

 

Bonjour. Nous sommes les élèves de la classe de CM1-CM2.

Nous sommes partis 5 jours sur le Canal du Midi. Nous avons navigué sur une péniche et vécu en groupe. Nous avons découvert une partie de la région Languedoc-Roussillon, visité deux musées (Amphoralis et d’Ensérune), une cave viticole , le village perché de Minerve et passé les 7 écluses de Fonsérannes.

 

 

 

 

La vie à bord de la péniche

 

Dès que nous avons posé les pieds sur la péniche, Aurélie, notre animatrice, après s’être présentée, nous a indiqué les différents espaces de la péniche, puis nous a fait part des règles de vie à bord.

 

Les espaces :

 La péniche se compose :

- du pont soleil assez spacieux à la proue du bateau ;

- d’une cabine qui sert ici de cuisine ;

- en-dessous, d’une salle polyvalente, pour y manger, y travailler, y jouer calmement ;

            - des cabines, au nombre de 11 dans la partie principale, plus quelques autres à la poupe du bateau pour les marins.

            - d’un escalier qui conduit aux 3 W.C., 4 lavabos et 3 douches que nous pouvions utiliser.

            - derrière tout cela, un peu cachée, la barre de navigation réservée au capitaine.

 

 

Notre péniche : le Langon

 

Ses caractéristiques :

Le bateau sur lequel nous avons navigué pendant 5 jours mesure 30 m de longueur et 7 m de largeur. Il pèse 140 tonnes et peut se déplacer à une vitesse allant de 5 à 7 km/h. En comparaison il représente la même puissance qu’une voiture de tourisme lancée à la vitesse de 130 km/h.

Il peut accueillir 120 passagers mais seulement 41 hébergés, équipage compris.

Le capitaine doit faire régulièrement le plein de fuel et d’électricité, mais aussi d’eau. Une cuve de 3000 litres d’eau ne dure pas une semaine.

Sur le parcours, à l’occasion des haltes du bateau, il est possible de se ravitailler parfois gratuitement selon les décisions des mairies.

 

 

 

Les règles à bord de la péniche

 

- Ne pas se placer devant la flamme pendant la navigation ;

- Ne pas courir sur l’ensemble du bateau ;

- Ne pas se bousculer ;

- Ne pas utiliser les cabines pendant la navigation ;

- Ne pas grimper sur les rambardes ;

- Ne jamais se pencher par-dessus les rambardes qui ceinturent le pont ;

- Ne rien jeter dans le canal, même pas de la nourriture pour les canards ;

- Ne pas entrer dans la cuisine ;

- Ne pas crier sur le bateau ;

- Ne jamais saisir les branches ou frotter les parois des ponts ou des tunnels ;

- Économiser l’eau ;

- Respecter la parole d’autrui.

 

 

 

 

 

Description des parties de la péniche

Flamme : la nature du bateau ; orange = passagers ; prioritaire sur autres bateaux.

Ancre : amarrer le bateau (en mer).

Hélice : fait avancer ou reculer le bateau ; on change le sens de rotation de l’hélice.

Gouvernail :      - Diriger le bateau.

                        - Bâbord, à gauche dans le sens de la marche.

                        - Tribord, à droite dans le sens de la marche.

                        - Barre tenue par le capitaine.

Logement : situé au-dessus de la salle des machines.

Sole : fond plat de la péniche.

Bordé : mur du bateau.

Cale : logement des marchandises.

Sauterelle : pour approcher le matelot de la berge (sur le Rhône).

Écoutilles : protéger les marchandises.

Boulard : bite d’amarrage = bollard = pour amarrer le bateau.

Timonerie : poste de commandement.

Marquise : cabane de commandement.

 

 

 

L’équipage

 

Il se compose d’un capitaine qui dirige le bateau. Il dispose d’un permis ; il est le responsable de tout ce qui se passe sur sa péniche, il veille à la sécurité des passagers et au respect des règles de navigation mais aussi de la vie à bord. Il s’appelle Denis.

Il y a également

- un matelot : son rôle principal est d’amarrer et de désamarrer le bateau sur les ordres du capitaine. Sur notre bateau, Myriam, notre matelote nettoyait le pont, les sanitaires, les cabines, la cuisine ; elle mettait le couvert, faisait le service, débarrassait les tables et faisait la vaisselle.

- un cuisinier : il devait faire les courses, gérer le budget, choisir les aliments en qualité, en quantité et en prix, puis faire la cuisine pour 37 personnes. Il s’appelle Sylvain. Sa cuisine était excellente.

- Une animatrice : elle s’appelle Aurélie. Son rôle était de nous faire partager les richesses du Canal du Midi, et de nous guider dans les visites qui nous étaient proposées.

 

 

 

Le Canal du Midi

L’historique :

Pierre Paul Riquet travaillait pour le Roi Louis XIV pour lequel il percevait l’impôt royal appelé la Gabelle. Il s’agissait d’un impôt sur le sel utilisé par les français au 17ème siècle. Le sel servait à conserver les aliments.

Originaire de Béziers en Languedoc-Roussillon, il constate durant ses tournées, que les paysans et les viticulteurs éprouvent des difficultés à écouler leurs récoltes et ont du mal à irriguer leurs cultures.

Il pense alors que de construire un canal de la Méditerranée à l’Atlantique résoudrait ces deux problèmes et serait utile à tous :

            - d’abord au Roi Louis XIV qui profiterait de la nouvelle richesse des paysans pour récupérer l’argent des impôts ;

- aux paysans et aux viticulteurs ;

- et enfin à lui-même, pour assurer sa fortune personnelle.

Il va voir le Ministre Colbert et obtient son accord et son appui mais sans aide financière du Roi.

 

 

Les travaux débutent en 1667 et se termineront en 1681. P.P.Riquet ne verra pas la fin de son œuvre car il mourra en 1680, épuisé par le travail du creusement du Canal.

Il aura fallu 15 ans, 12 000 ouvriers dont 600 femmes pour réaliser cette incroyable et grandiose idée.

Il aura fallu vaincre de nombreux obstacles :

- Le problème de l’approvisionnement en eau.

- Les changements de niveau dans le canal : les écluses.

- Les réticences des propriétaires concernés par l’emprise du canal.

Pour l’eau, il va la chercher dans la Montagne Noire.

Il récupère les eaux de pluie nombreuses dans une rigole qui alimente le lac de Saint Ferréol qui servira de réserve pour le Canal du Midi.

Mais en même temps, il maintient l’irrigation des champs situés au bas de la Montagne Noire.

 

 

Pour les propriétaires, il leur propose de prendre toute l’eau qui leur serait nécessaire pour l’irrigation de leurs vignes. Il leur explique aussi qu’ils pourraient transporter leur vin par le canal. Pour les écluses, il se sert des dessins laissés par Léonard de Vinci, génie des 15ème et 16ème siècles. Pour les pentes il équipe le Canal de 63 écluses, réparties de chaque côté du bief de partage. Il permet ainsi de relier, sur 240 km, Toulouse à Agde.

La partie reliant Toulouse à Bordeaux appelée, Canal latéral à la Garonne, sera réalisée plus tard.


Aujourd’hui le Canal du Midi a une profondeur variable de 1,60 m à 1,80m, 7 ponts Canaux, 54 aqueducs, le Canal de la Robine qui même à Port la Nouvelle et 8 200 péniches qui empruntent les 7 splendides écluses de Fonsérannes.

 

 

 

 

Le parcours

 

Nous sommes partis du Somail le mardi matin puis nous avons fait halte à Argliers. Mercredi, nous avons navigué jusqu’à Guéry après avoir emprunté le pont le plus bas et le plus étroit du canal, à Capestang. Puis Jeudi nous avons traversé le tunnel de Malpas et sommes arrivés à Béziers. Vendredi nous avons pris les 7 écluses de Fonsérannes, puis le pont canal puis l’écluse la plus haute, 6 m, avant le port de Béziers.

 

 

 

Les visites

 

Plusieurs haltes de notre péniche nous ont permis, en quittant le bateau, de découvrir des vestiges du passé.

 

            Le village du Somail avec le pont typique construit par P.P. Riquet, une chapelle qui accueillait les navigateurs, une chambre à glace qui permettait de stocker de la glace qu’utilisaient ensuite les navigateurs pour conserver les produits transportés à bord. Une noria, une péniche-épicerie, une maison ancienne appelée dînée.

 

            A la jonction du canal du midi et du canal de la robine, nous nous sommes rendus à Amphoralis où nous avons pu observer des vestiges de la vie des gallo-romains : des fours (voir ci-dessus).  Les gallo-romains faisaient cuire là des pots de toutes formes, des tuiles et des amphores.

 

            A Argliers, nous avons pris le bus pour Minerve.

Nous avons découvert un village perché sur un rocher. Un grand pont permet d’y accéder. A l’époque, il n’y avait pas de pont, mais le village perché sur le rocher était entouré de deux rivières, la Cesse et le Brillan qui protégeaient Minerve des attaques ennemies.

Au Moyen Age, des Cathares qui s’opposaient à la religion catholique, vivaient là.

Une croisade fut lancée contre eux et 140 habitants de Minerve brûlèrent sur un bûcher plutôt que de se convertir au catholicisme.

Les catholiques réussirent à prendre le village en détruisant la réserve d’eau grâce à un trébuchet (ou catapulte).

 

            A Guéry, nous avons visité une cave viticole. Avec le raisin, on peut faire :

- de l’huile de pépins de raisins

- du vinaigre

- du jus de raisin

- du vin

- de l’alcool (eau de vie)

- du marc

- du tartre

Le viticulteur nous a expliqué les précautions à prendre pour rentrer dans la cuve après que le raisin y ait passé 3 semaines, à cause des émanations de gaz carbonique. Il nous a montré comment rentrer dans un foudre pour le nettoyer.

 

            L’après-midi nous avons découvert les restes de l’Oppidum d’Ensérune : des silos, des amphores, des maisons gallo-romaines, des citernes qui récupéraient l’eau de pluie et servaient de réserves pour le village, des champs organisés en forme de soleil autour d’un ancien marais.

 

            En arrivant à Béziers, ce sont les écluses de Fonsérannes qui nous attendent. Sur 304 m de longueur, 7 écluses en continu nous permettent de descendre de 21,44m.

Puis nous empruntons le pont Canal qui se trouve au-dessus de la route, du fleuve l’Orb, et de la voie ferrée.

Enfin nous passons la plus grande écluse du Canal. Elle nous amène 6 mètres plus bas dans le port de Béziers, fin de notre voyage...

 

Minerve

 

 

« des champs organisés en forme de soleil »

 

 

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Nos impressions

 

Anaïs : « Ce voyage m’a beaucoup plu mais j’ai surtout aimé naviguer. C’était un voyage agréable et à ne pas manquer. Et aussi les repas et les visites m’ont énormément plu. »

 

Camille : « Nous avons eu beaucoup de chance de faire ce voyage. C’était un voyage magnifique. Les écluses de Fonsérannes m’ont le plus marqué. »

 

Margaux : « Je trouve que c’était passionnant parce que l’on a appris beaucoup de choses et nous avons vu des endroits magnifiques. »

 

Benjamin : « J’ai trouvé ce voyage très beau. Ce qui m’a le plus impressionné c’est la dernière écluse du Canal. »

 

Charline : « Ce qui m’a le plus marqué c’était le village de Minerve qui était sur un rocher. C’était vraiment merveilleux. »

 

Mélanie A. : « J’ai bien aimé comme voyage, c’était calme et on a appris beaucoup de choses sur le Canal du Midi. »

 

Mélanie S. : « Je n’ai pas trop aimé mais il y a des moments que j’ai bien aimés comme passer les écluses. »

 

Jérémy : « C’était bien et j’ai été content de passer 4 jours à bord d’une péniche, et d’aller visiter des musées. Ce que j’ai le plus aimé c’était les 7 écluses de Fonsérannes, et le musée Amphoralis. »

 

Sylvain : « J’ai trouvé ce voyage très beau, très original et très instructif , mais je me suis quand même ennuyé par moments . »

 

Eugénie : « C’était très beau, agréable mais le moment qui m’a le plus marqué c’était quand on est passé sous le plus petit pont du Canal. »

 

Elorria : « Ce qui m’a le plus marqué c’est les écluses de Fonsérannes, sinon c’était trop bien. »

 

Romane : « J’ai trouvé ce voyage magnifique et les visites très intéressantes. Ce qui m’a marqué le plus c’était les écluses. »

 

Rémi S. : « C’était super cool le voyage en péniche. Ce qui m’a le plus intéressé c’est le musée Amphoralis, musée de poteries Gallo-Romaines. Vive l’équipe Romano-Gauloise ! »

 

Emilia : « Ce voyage était magnifique, j’ai appris beaucoup de choses. Je suis super contente. C’était une super semaine et les écluses de Fonsérannes m’ont le plus marqué. »

 

Tatiana : « J’ai trouvé super la semaine à bord de la péniche Langon. Je me suis bien amusée et j’ai mangé à ma faim. J’ai appris énormément de choses sur les écluses, qui m’ont le plus marquée. »

 

Pauline : « C’était très bien, confortable, les écluses de Fonsérranes m’ont le plus marquée. Ce voyage était agréable. C’était très bien. »

 

Alice : « Le moment qui m’a impressionné c’était le plus petit pont du Canal et toutes les visites étaient très passionnantes. J’ai adoré. »

 

Guillaume : « J’ai trouvé ce voyage très bien quand on faisait des visites et bien quand on allait en ville. C’est un voyage magnifique. »

 

Elodie : « J’ai bien aimé le voyage, mais le plus que j’ai aimé c’est quand on a passé les écluses de Fonsérannes. »

 

Bruno : « Ce qui m’a le plus marqué c’est les anciennes sculptures des Gallo-romains. Sinon j’ai bien aimé le voyage. »

 

Leia : « Je trouve que ce voyage était exceptionnel, les écluses de Fonsérannes m’ont le plus marquée. »

 

Mickaël : « La nourriture était très bonne, les lits étaient bien et tout était bien. »

 

Sarah : « Je trouve que c’était bien parce que peut-être que je ne le ferai plus jamais. Le moment qui m’a le plus marqué c’est quand on a passé les écluses de Fonsérannes. »

 

David : « J’ai aimé ce voyage et  je trouve que les endroits de visites ont bien été choisis. Et que les visites étaient intéressantes. »

 

Léa : « J’ai trouvé ce voyage super bien. C’était intéressant de savoir comment marchent les écluses. »

 

Denis : « c’était très très bien. »

 

Tifany : « Ce voyage m’a beaucoup plus et aussi quand on a passé les 7 écluses de Fonsérannes. »